Table des matières Qu’est-ce qu’une incontinence urinaire ? A quoi est due incontinence urinaire chez la femme pdf’incontinence urinaire d’effort ? Cette fiche d’information, rédigée par l’Association Française d’Urologie, est destinée aux patients ainsi qu’aux usagers du système de santé.

Remise lors de votre consultation d’urologie avant de pratiquer un acte à visée diagnostique ou thérapeutique, elle est destinée à vous aider à mieux comprendre l’information délivrée par votre Urologue. Il vous a expliqué la maladie dont vous souffrez ou dont il doit faire le diagnostic. Il vous a exposé les différentes modalités et alternatives de prise en charge et de traitement et les conséquences prévisibles en cas de refus de l’acte proposé. Vous sont exposées ici les raisons de l’acte que va pratiquer votre urologue, son déroulement, les conséquences habituelles et les risques fréquents ou graves normalement prévisibles. Les conditions du suivi après examen ou intervention sont aussi précisées. Ce document, complémentaire de l’information orale que vous avez reçue, vous permet donc le délai de réflexion nécessaire et une prise de décision partagée avec votre urologue.

L’incontinence urinaire se définit par toute fuite involontaire d’urine à l’origine d’une gène. L’incontinence urinaire mixte : elle associe des fuites à l’effort et des fuites par impériosités. La femme est volontiers sujette à ce handicap car son urètre est très court, son sphincter peu puissant, son périnée fragilisé par plusieurs orifices permettant le passage de l’urètre, du vagin et du rectum. Son périnée est soumis à rude épreuve lors de la grossesse et surtout de l’accouchement. Enfin, le manque d’hormones après la ménopause conduit à un assèchement des tissus et à une fragilité supplémentaire. Lorsque la rééducation périnéale a échoué ou que l’incontinence à l’effort est très importante, l’intervention est actuellement un des moyens les plus performants pour faire disparaître durablement les fuites à l’effort.

Rédigée par l’Association Française d’Urologie, elle consiste à injecter dans le muscle détrusor, le traitement médical Il n’y a pas de traitement médical efficace disponible en France. Les traitements chirurgicaux De très nombreux traitements chirurgicaux ont été décrits et leur connaissance n’a qu’une valeur historique comme pour les colposuspensions ou les frondes sous, selon la réponse musculaire constatée une cotation en cinq niveaux est attribuée. Surtout lorsqu’elle s’accompagne de brutales augmentations de la pression abdominale, votre chirurgien décidera de l’opportunité d’une réintervention. Cela supposait que cette région reste dans l’enceinte abdominale, elle consiste à positionner sous l’urètre une petite bandelette en matériel synthétique. 5 cm à l’intérieur du vagin, d’autres examens complémentaires viendront compléter le bilan comme un examen électromyographique du périnée ou une urétrocystoscopie.

Aucun médicament n’est actuellement actif sur l’incontinence urinaire d’effort. Elle consiste à positionner sous l’urètre une petite bandelette en matériel synthétique. Cette bandelette, telle un hamac, restera sous l’urètre, le soutenant lors de l’effort afin d’empêcher les fuites. Différentes bandelettes avec différents systèmes de pose sont commercialisées. Votre chirurgien choisira celle qui est la mieux adaptée à votre cas et à son expérience.

Notez que toutes les incontinences urinaires ne relèvent pas de cette intervention. Le choix de cette technique sera effectué par votre médecin après vous avoir examiné et demandé le cas échéant, quelques examens comme un bilan urodynamique. Avant l’intervention : comme pour toute intervention chirurgicale, une consultation d’anesthésie a lieu quelques jours avant l’intervention. L’intervention a lieu après s’être assuré, par une analyse d’urines récente, que vous n’avez pas d’infection urinaire.

En cas d’infection, votre intervention est différée jusqu’à stérilisation des urines. Au bloc opératoire, en position gynécologique, trois petites incisions sont pratiquées, l’une de 1,5 cm à l’intérieur du vagin, deux de quelques millimètres sur le pubis ou à la racine des cuisses. La bandelette est passée et positionnée sous l’urètre à l’aide d’aiguilles. En fin d’intervention, peuvent être mis en place une sonde dans la vessie et un tampon dans le vagin. La durée de l’intervention est de 20 à 30 minutes. La sonde urinaire et le tampon vaginal sont retirés, après avis de votre chirurgien, après quelques heures.

La durée de l’hospitalisation est habituellement de quelques heures à 48 heures. Vous pourrez ressentir quelques brûlures en urinant ou constater que vous urinez avec un jet plus faible. Des pertes vaginales sont possibles pendant quelques jours. La durée de la convalescence est en moyenne de deux semaines, cette durée pouvant être adaptée en fonction de votre profession.